lundi 25 février 2013

Gentrification de Montreuil


Avec ses allures de village, le Bas-Montreuil attire les Parisiens. Photographes, créateurs ou architectes en quête de loyers abordables, ils ont modelé l’ancienne banlieue rouge, la faisant bohême. Mais victime de ses charmes, Montreuil s’embourgeoise. Et les prix gonflent.

Elodie vient d’acheter un trois pièces à Montreuil à 500 000 euros,«plus quelques travaux». «A Paris, pour la même surface, j’aurais dû dépenser 200 000 € de plus», estime-t-elle. C’est le prix de l’immobilier qui a poussé cette jeune femme à s’installer dans cette ville à l’est de Paris.
Mais pas seulement. «On m’a dit que c'était une ville en train de fleurir. Avant j’habitais le XIXe arrondissement de Paris, le côté populaire ne me fait pas peur», précise la jeune maman. «Ici, j’ai trouvé mon compte. J’ai à la fois le côté cosmopolite de mon ancien quartier et je suis proche de Paris.» Chef de projet marketing, Élodie s’est installée dans le Bas-Montreuil il y a trois mois. Et elle n’est pas la seule.

La gentrification s’attaque aux périphéries

Prix de l’immobilier et proximité avec la capitale, Montreuil séduit les Parisiens depuis plusieurs décennies. Dans les années 70, la crise industrielle frappe la ville de plein fouet. Et laisse derrière elle des locaux désaffectés et un parc immobilier en mauvais état. Dix ans plus tard, après la flambée des prix de l’immobilier, les Parisiens se replient vers la petite couronne.

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