Les hipsters récupèrent la Commune de Paris : l’extrême gauche s’offusque
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— les inrocks (@lesinrocks) 7 Juin 2015
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mardi 9 juin 2015
75003 - Les hipsters récupèrent la Commune de Paris : l’extrême gauche s’offusque
75003 - Ne laissons pas la Commune de Paris aux hipsters !
Cent quarante-quatre ans après l’insurrection populaire et révolutionnaire, des hipsters parisiens tentent une OPA sur l’héritage de la Commune de Paris. Gerbant.
C’est une boutique discrète du 3ème arrondissement de Paris qui a attiré notre attention. Dans ce quartier chic du centre de la capitale, nous avons d’abord cru à une initiative militante : un fronton siglé « Commune de Paris, 1871 » avait en effet de quoi nous interpeller. Etait-ce un nouveau local de l’Association des Amis de la Commune ? Une nouvelle librairie libertaire? Allez, une galerie arty un peu radicale ? Que nenni.
L’expérience révolutionnaire à 150€
La boutique « Commune de Paris 1871 » n’est rien de tout ça. Juste un magasin de fringues hors de prix pour bobos-hipsters fortunés.
mercredi 27 mai 2015
75009 - Le sud de Pigalle #SoPi élu “quartier le plus chaud” de Paris
Vous vous en doutiez, le Wall Street journal l’a confirmé fin avril : SoPi, le quartier sud Pigalle est le quartier le plus chaud, le plus branché, le plus sexy de Paris.
SoPi ça veut dire South Pigalle, un acronyme qui peut rappeller Soho mais qui a surtout été déposé par John Von Sothen en 2006 à l’occasion de la création d’un bar, Le César. Pour attirer le hipster, rien de tel que lui vanter un nouveau quartier branché, quitte à ce qu’il n’existe pas encore. Depuis, le coeur de SoPi bat bel et bien, les bars se sont multipliés, les clubs et les concept-stores ont éclos un peu partout.
La suite : le Daily Neuvième
jeudi 21 mai 2015
75018 - @brasseriebarbes, arme de #gentrification massive
Ouvert il y a moins d’un mois, c’est le bar à la mode. Pourtant, avec sa carte prohibitive et ses airs de refuge pour gens bien nés, la Brasserie Barbès fait tache dans l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale.
Rien à dire, les architectes ont fait du beau travail. Les grandes vitres de l’étage du bâtiment, situé au croisement des boulevards Barbès et de la Chapelle, se découvrent à la vue du visiteur encore assis dans le métro aérien. Sorti de la rame, après avoir enjambé les tourniquets, nul doute que le curieux a l’attention toute captée par les murs d’un blanc encore parfait et le store d’un bleu très pâle, comme un verre d’eau. D’autant que l’espace abritant la nouvelle Brasserie Barbès était resté de longs mois à l’abandon après l’incendie qui avait ravagé le magasin Vano. Une fois les imposantes portes noires de la brasserie poussées, l’atmosphère est radicalement différente de celle plus populaire du quartier.
La suite : les Inrocks
Rien à dire, les architectes ont fait du beau travail. Les grandes vitres de l’étage du bâtiment, situé au croisement des boulevards Barbès et de la Chapelle, se découvrent à la vue du visiteur encore assis dans le métro aérien. Sorti de la rame, après avoir enjambé les tourniquets, nul doute que le curieux a l’attention toute captée par les murs d’un blanc encore parfait et le store d’un bleu très pâle, comme un verre d’eau. D’autant que l’espace abritant la nouvelle Brasserie Barbès était resté de longs mois à l’abandon après l’incendie qui avait ravagé le magasin Vano. Une fois les imposantes portes noires de la brasserie poussées, l’atmosphère est radicalement différente de celle plus populaire du quartier.
La suite : les Inrocks
dimanche 26 avril 2015
L’identité imaginaire de Berlin et Paris, par @Paris_luttes
Berlin est une ville entrée en apesanteur. Elle n’est plus aujourd’hui que le pôle sentimental d’un pèlerinage culturel alimenté par un folklore de la révolte et de la création. Jadis au cœur même de la guerre civile européenne qui a traversé la première partie du XXe siècle et qui y a laissé ses plus profondes blessures. Berlin est devenue l’avant-poste d’une capitulation généralisée à la fiction de l’individu autonome comme "forme abstraite toute prête", structure qui pourrait endosser tous les contenus.
C’est ainsi que se présente "L’Ordre règne à Berlin" [1] de Francesco Masci [2]qui s’est embarqué vers les tristes rivages de cette "île" du bonheur fictif, non pas pour explorer les mœurs et usages d’une nouvelle urbanité, mais pour entamer le deuil des promesses de liberté et d’émancipation de la tyrannie sociale faite à l’individu par la culture absolue. Il aurait pu tout autant s’embarquer pour Paris.
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