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samedi 17 octobre 2015

dimanche 9 février 2014

Municipales: ces arrondissements qui feront le scrutin à Paris

MUNICIPALES 2014 - Alors que les Français commencent à se passionner pour les municipales et se disent de plus en plus déterminés à aller voter, il est intéressant de se pencher sur les métropoles françaises, qui cultivent les paradoxes électoraux.
A Paris, Lyon et Marseille, non seulement le maire peut être élu alors qu'il a recueilli moins de voix que son adversaire (c'est rare) mais son élection dépend généralement d'un nombre limité de ses électeurs (et c'est presque systématiquement le cas). Depuis 1982, les électeurs de ces trois villes n'élisent pas directement leur futur édile mais des conseillers d'arrondissement dont une (petite) partie siège au sein d'un grand conseil municipal. Ce sont eux qui vont élire le maire de la commune.
Pour résumer: plus votre arrondissement est peuplé, plus il envoie de grands électeurs et donc plus il pèse sur le choix du futur maire de votre ville. Par exemple, le plus grand arrondissement de la capitale, le 15e, envoie 18 conseillers à l'Hôtel de Ville tandis que le 1er, le plus petit, n'en envoie qu'un seul. Sera élu maire de Paris le chef de file qui recueillera la majorité des suffrages des 163 conseillers élus dans les arrondissements.



La suite : le Huffington Post

jeudi 11 juillet 2013

L'Assemblée a voté une nouvelle répartition des conseillers de Paris

L' a adopté mercredi soir en première lecture une proposition de loi révisant le nombre de conseillers de  par arrondissement, après la censure de l'actuelle répartition par le Conseil constitutionnel.
En vertu de la loi "PLM" ( Lyon Marseille) de 1982, le maire de Paris est élu par les 163 conseillers de Paris, qui sont les premiers de liste des 517 conseillers d'arrondissement.


Chaque arrondissement envoie au Conseil de Paris des élus en proportion de sa population.
Le Conseil constitutionnel, saisi par l'UMP et l'UDI, a censuré mi-mai une disposition de la loi électorale du 17 avril qui avait modifié la répartition des sièges au Conseil de Paris pour mieux respecter les équilibres démographiques entre les arrondissements.
Le Conseil a considéré que la loi n'allait pas assez loin, et fixait un nombre de conseillers trop élevé proportionnellement à leur population pour les petits arrondissements du centre (Ier, IIe, IVe).
La proposition de loi, présentée par le président de la commission, Jean-Jacques Urvoas (PS) prévoit donc de retirer deux conseillers au Ier arrondissement, et un aux IIe, IVe, VIIe, XVIIe; le XIXe en gagnera deux, et les Xe, XVe, XVIIIe et XXe un chacun.


lundi 3 juin 2013

NKM et la difficile conquête électorale de Paris

Maintenant qu'elle s'est choisie une candidate, en la personne de Nathalie Kosciusko-Morizet, la droite peut-elle reconquérir Paris en 2014 ? La tâche, a priori, relève de la mission quasi impossible tant, depuis la première victoire de Bertrand Delanoë, en 2001, la gauche a consolidé sa domination spatiale, qui lui assure une confortable majorité en sièges au Conseil de Paris. En effet, le système électoral mis en place à l'occasion de la "loi PLM" de 1982 privilégie la représentation territoriale au nombre total de voix obtenues sur la capitale


En 1983 et en 1989, ce système joue à plein en faveur de Jacques Chirac. Lors de ces deux scrutins, il réalise le grand chelem sur l'ensemble des arrondissements. Les choses commencent à se déliter en 1995 : même si la droite reste majoritaire en voix au premier tour, totalisant 51,4 % des suffrages, elle cède six arrondissements de l'est parisien (3e, 11e, 10e, 18e, 19e et 20e, le Front nationalayant pu se maintenir en triangulaire dans ces quatre derniers). Elle dispose encore, toutefois, de 99 sièges sur 163 au Conseil de Paris.