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lundi 4 avril 2016

75019 - L'âme de la halle Secrétan a-t-elle été bradée ?

C'est crétin. Voilà notre première réflexion en découvrant la halle Secrétan rénovée après deux ans de travaux. « Crétin », non pas pour la qualité de la réhabilitation effectuée dans l’esprit de la halle originelle. Le bâtiment inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques fut édifié en 1868 par Louis-Adolphe Janvier sur le modèle des édifices de Baltard.
Un sérieux lifting était nécessaire. Les ornements des chéneaux qui avaient disparu ont ainsi été restitués. Les cinq teintes de briques sont du plus bel effet.

Le « crétin » de l'histoire touche au contenu : un espace baptisé « marché fermier » qui a tout du supermarché, bardé d'une boutique Camaïeu et d'un « bar à viande » Hugo Desnoyer (ouverture en novembre), tandis qu'une grande salle de sport (Neoness) investit le sous-sol.



La suite : Telerama

jeudi 17 mars 2016

"Le «#XVIe», ce bois qui cache la forêt", par Mouloud Akkouche, écrivain

Des habitants du XVIe arrondissement se sont exprimés contre un centre d'hébergement d'urgence pour SDF. Pour l'écrivain Mouloud Akkouche, ils n’ont pas le monopole de la frilosité et du désir de l’entre soi.




Un billet pour défendre les cailleras du XVIe ? Pas besoin de ça. Une armada d’avocats s’occupe déjà de leur cause. On me dit dans l’oreillette qu’il ne s’agit pas de cailleras mais d’honnêtes citoyens. Désolé de ma bévue mais, après les avoir écoutés, j’ai eu l’impression d’entendre des sauvageons du 93 ou d’ailleurs. Apparemment remontés contre la mixité sociale. Sauf pour les noms d’oiseaux.

Cela dit, ils n’ont pas le monopole de la frilosité et du désir de l’entre soi. Au risque de déplaire à nombre de mes amis, je tiens à rappeler que ce genre de repli existe dans d’autres lieux. Comme certains quartiers et banlieues, ex-populaire, ayant basculé dans la gentrification.




La suite : Libération

vendredi 5 février 2016

75011 - Construction d’un hôtel de 6 étages à Oberkampf

La Mairie de Paris a délivré (tacitement) un permis de construire pour un hôtel de 6 étages, au 112-114 rue Oberkampf, comprenant 31 chambres et un restaurant. La toiture devrait être végétalisée et être aménagée en terrasse. Ce projet impliquera la démolition totale de deux maisons, d’un étage datant du XIXe siècle et caractéristiques de l’architecture faubourgienne.


La suite : Cadre de Vie Paris


Le CQ  CadredevieBelleville considère que cet hôtel va contribuer à renforcer la ségrégation territoriale.

mardi 19 janvier 2016

#Pantin, le nouvel eldorado des jeunes parisiens arty

L’ex-cité ouvrière du 9-3 aux bâtisses de briques rouges, aux façades couvertes de graffs, est devenue un hot spot arty et un eldorado immobilier pour jeunes Parisiens. Une mutation spectaculaire, qui doit beaucoup à sa patine industrielle façon Brooklyn et ses ateliers d’artisanat d’art. Mais la gentrification est-elle gentiment en marche ?


La suite : Madame Figaro

dimanche 17 janvier 2016

75004 - la rue des Archives va-t-elle concurrencer l’avenue Montaigne ?

Providentiellement situé à l’angle des rues des Archives et Sainte Croix de la Bretonnerie (IVe), le salon de coiffure Mod’s Hair a définitivement fermé le 31 décembre dernier. Ouvert en 1997 au coeur du Marais, cet établissement qui employait 8 coiffeurs, ne manquait pourtant pas de clients. Si le patron de cette enseigne franchisée a préféré baisser le rideau, c’est, dit-il, en raison du « renouvellement du bail en novembre : le montant du loyer atteignait un niveau tel que mon activité n’était plus rentable ». Tout en annonçant avoir vendu son fonds de commerce — pour une somme qu’il refuse de communiquer — à la marque John Galliano (groupe LVMH), il affirme aujourd’hui être à la recherche d’« un nouveau lieu moins bien placé dans le quartier ».

Les changements chez les commerçants de la rue des Archives
(LP/Infographie.)
Seize mois après la fermeture de la maison de la presse Agora, plus gros marchand de journaux de Paris, située au même carrefour et remplacée par un magasin The Kooples (il y en a cinq autres dans le quartier !), les riverains assistent impuissants à la métamorphose de la rue des Archives.

dimanche 10 janvier 2016

Anne Clerval: "À Paris, le discours sur la mixité sociale a remplacé la lutte des classes"

Dans Paris sans le peuple (1), la géographe Anne Clerval analyse finement l’éviction des classes populaires de la capitale. Ce processus, appelé gentrification, ne tombe pas du ciel. Il est autant le fruit de la métropolisation que de l’absence, au niveau local, de politiques publiques permettant aux classes populaires de se réapproprier la ville.
Reste-t-il encore des espaces 
populaires à Paris ?
Anne Clerval. On ne peut pas répondre à cette question dans l’absolu. En Île-de-France, comme à Paris, il y a toujours de moins en moins d’ouvriers et d’employés et de plus en plus de cadres et de professions intellectuelles supérieures. À l’intérieur du périphérique, ces derniers sont passés de 21 % en 1982 à 34 % en 2008. À côté de la bourgeoisie traditionnelle se développe une petite bourgeoisie intellectuelle, avec une surreprésentation des professions de l’information, des arts et des spectacles et des étudiants. Paris intra-muros concentre à elle seule 26 % de ces dernières à l’échelle du pays. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’employés ou d’ouvriers dans la capitale. Mais ils sont sous-représentés par rapport au reste de l’Île-de-France, ou même au reste du pays. À Paris, 20 % de la population des ménages sont des ouvriers ou des employés, contre 33 % en France. Il ne reste que quelques quartiers, comme Belleville ou la Goutte-d’Or, où ils sont encore surreprésentés par rapport au profil moyen de l’ensemble de la ville. Et encore, ces zones apparaissent à peine si on les compare au profil moyen de la région.


jeudi 31 décembre 2015

75018 - Barbès Rap Battle : dernier avatar de la gentrification du XVIIIeme ?


vendredi 20 novembre 2015

@sergefederbusch : "attaques terroristes : Paris silence des bobos"

Il ne faudrait pas, sans sombrer dans le simplisme d’un Emmanuel Todd, ignorer la dimension sociale des crimes de la semaine dernière, l’affrontement de classe entre ces deux jeunesses, l’une possédant le capital culturel qui lui permet de se mouvoir dans le post-moderne et l’autre ruminant ses haines et ses frustrations dans un repli communautaire bigot et violent.


1 - Lemmings en pétard

"Même pas peur" proclamaient les slogans jusqu’à ce que l’explosion d’un pétard ne provoque une panique ressentie jusque dans les tréfonds du troisième arrondissement. Allons bon, il y a pourtant de quoi avoir peur ! Moins de Daech du reste que d’un Président qui répugne toujours, pas électoralisme, à nommer un mal qui a fait près de deux cents victimes depuis le début de l’année. Son Premier ministre est un peu moins dissimulé mais que pèse-t-il ? On multipliera donc les perquisitions chez les revendeurs de haschich pour calmer l’opinion et l’on annoncera des réformes constitutionnelles inutiles... jusqu’au prochain attentat. Déjà les députés s’invectivent et les jihadistes rient si fort que le bruit des missiles ne couvrent pas leurs voix.

2 - Daech : une lutte des classes abâtardie qu’une gauche abâtardie ne comprend pas

Ceux qui ne croient pas à l’existence des bobos peuvent consulter la triste liste des morts de vendredi dernier. Journaliste aux Inrocks, plasticien, manager de bar branché, diplômé d'études cinématographiques travaillant pour des agences artistiques, ancienne mannequin reconvertie dans la blogosphère, rédacteur concepteur chez Publicis, infographiste, designeuse, monteuse chez Canal +, vidéaste, réalisateur de films publicitaires, cadre de maisons de disques, responsable de communication pour des institutions culturelles, directeur artistique, éditrice ...



La suite : Atlantico 

dimanche 15 novembre 2015

Le Delanopolis - Attentats : pourquoi le Boboland ?

Peu l'ont encore remarqué mais, depuis janvier dernier, les 10ème et 11ème arrondissements ont eu plus que leur part de crimes et d'attentats. Cela n'est en rien dû au hasard. Les terroristes, lorsqu'ils pensent aux endroits où ils peuvent le plus intimider la jeunesse branchée et ouverte d'esprit, songent comme par hasard à ces quartiers. 




lundi 20 juillet 2015

Une nouvelle vie pour la gare de Saint-Ouen

Située près de la porte de Saint-Ouen, entre les 17e et 18e arrondissements parisiens, l’ancienne gare va être transformée en salle de concert. « Ce bâtiment a une longue histoire. Inauguré en 1863, il se situait sur la ligne de la petite ceinture qui permettait de faire le tour de Paris. Fermé en 1934, il est transformé en cinéma pendant près de vingt ans puis abrite différents commerces jusqu’en 2011 », explique Vincent Merlet, l’un des trois fondateurs de l’association Le Hasard ludique, à l’origine du projet de cette reconversion.


La suite :  Le Monde

dimanche 19 juillet 2015

75015 - Valérie Trierweiler relance la polémique des "#sansdents" sur Twitter

Personne n'a oublié le « tweetgate » de Valérie Trierweiler. Ce message de soutien qu'elle avait adressé à Olivier Falorni, principal adversaire de Ségolène Royal aux législatives en 2012, sur le réseau social à l'oiseau bleu. Un tweet qui avait fait grand bruit, et mis dans l'embarras son compagnon de l'époque, le président de la République François Hollande. Si Valérie Trierweiler, consciente des dégâts commis, s'était ensuite en quelque sorte excusée, indiquant qu'elle tournerait « sept fois [s]on pouce maintenant avant de tweeter », cette dernière semble aujourd'hui avoir changé d'avis.


La suite : le Point

75002 - A Battle Royale To Keep McDonald's Out Of Historic Food Hub In Paris

The U.S. and Europe are in the midst of negotiating a historic trade deal that will create the world's largest consumer market: some 800 million people. Despite promises that the agreement will create thousands of new jobs, there's fierce resistance to it in Europe, especially when it comes to food. 

Many Europeans say they want to preserve a way of life and eating that they say America's industrial farming and multinational corporations threaten. A smaller version of that battle is being fought in one Paris neighborhood known as "the belly of Paris." Fast times on the Champs-Elysees: People walk past a McDonald's on one of Paris' most storied avenues. But it's not just McD's that has caught French interest: Fast food now accounts for the majority of restaurant spending in the country. 

Mon Dieu! Fast Food Now Rules In France "Beautiful cherries and melons!" shouts a vendor on Paris' rue Montorgueil, a street in the heart of "the belly."